L'État n'est pas un outil neutre que l'on peut utiliser à bon ou mauvais escient : à partir du moment où un groupe dispose des moyens d'oppression (militaires et policiers) lui permettant d'agir dans ses seuls intérêts, il ne faut pas s'étonner qu'il les utilise ! Parler "d'abus de pouvoir" est ridicule, car à quoi servirait le pouvoir si l'on n'en abusait pas ? Prends le plus généreux des ouvriers, donnes-lui un trône et il se transformera en un dictateur paranoïaque !
Rejeter l'État, ce n'est pas rejeter l'organisation. Ceux pour qui l'État est d'une absolue nécessité font, volontairement ou non, de sérieuses confusions entre État et société. Il est vrai que les êtres humains ont besoin de se doter de structures politiques et d'organismes de gestion. Mais il est complètement faux de croire que l'État est la seule forme d'organisation possible ou qu'il est un "inévitable moindre mal". La société contre l'Etat
En confisquant nombre de fonctions d'utilité collective (comme la santé, l'éducation, les transports, etc.) l'État veut se parer d'une légitimité sans faille, nous persuader qu'il est incontournable.
Il s'agit d'une gigantesque escroquerie : les classes dominantes ont construit les appareils d'État pour servir leurs seuls intérêts et non pas la société. L'État est un outil de répression, de contrôle et de gestion, qui opère contre nous et qui limite ou écrase nos initiatives d'auto-organisation.
Pour que la société fonctionne, nous n'avons pas besoin d'être dirigés(comme des ânes), et refusant l'État nous proposons le fédéralisme libertaire et l'autogestion, c'est-à-dire des modes de fonctionnement qui donnent aux individus la possibilité de coordonner les activités sociales, en traitant d'égaux à égaux.
! Ne laissons personne parler, penser, agir à notre place !